| A l'évidence, le mal-être au travail progresse dans notre pays 27 juillet 2010 - 14:06 par Jean Krakowiecki | ![]() |
De Cécile AZZARO (AFP) – 7 juil. 2010
Après des suicides de salariés dans plusieurs entreprises, la mission d'information sénatoriale sur le mal-être au travail a rendu mercredi un "diagnostic préoccupant", accompagné d'une série de propositions pour améliorer le management, la médecine du travail et le Code du travail.
"A l'évidence, le mal-être au travail progresse dans notre pays. Il touche tous les secteurs d'activités, les employés comme les cadres, sans oublier les chefs d'entreprises", a souligné le sénateur Gérard Dériot (UMP), rapporteur de la mission d'information, lors d'une conférence de presse.
La mission d'information s'est constituée en octobre 2009, au moment où France Télécom affrontait une série de suicides de salariés, très médiatisés. Composée de 19 membres issus de tous les groupes parlementaires, elle a mené au total 36 auditions (syndicats, patronat, DRH, psychologues, sociologues, etc) ou tables rondes, a expliqué son président le sénateur PS Jean-Pierre Godefroy.
Elle s'est déplacée aussi sur le terrain: au technocentre de Renault à Guyancourt, où trois salariés se sont donnés la mort entre fin 2006 et début 2007, et dans un centre d'appels de France Télécom, qui est, selon M. Godefroy, "devenu pour beaucoup de Français le symbole du mal-être au travail", après 35 suicides de salariés en 2008 et 2009.
Se basant sur plusieurs études, la mission a présenté "un diagnostic préoccupant", rappelant notamment qu'un salarié sur cinq se plaint de devoir gérer une charge de travail excessive, et que 30% déclarent être victimes d'agressions verbales ou souffrir de conflits de valeurs.
Les causes de ce mal-être sont "à rechercher dans les mutations du monde du travail", a expliqué M. Deriot, citant "la recherche de la performance à tout prix", "l'isolement croissant des salariés" et "la perte de sens du travail", aggravées par "le stress des transports" dans les grandes agglomérations et la "double journée" des femmes.
Dans son rapport, la mission d'information préconise de mieux former les managers à la "gestion d'équipe" et de "les doter d'un socle minimum de connaissances sur la relation entre santé et travail", encore "peu étudiée dans les grandes écoles".
Un mal-être «répandu et en progression», selon les sénateurs qui ont planché sur le sujet, et qui proposent pour le résoudre une série de préconisations n'ayant pas vocation à déboucher sur un texte de loi.
«On ne révolutionne rien», a concédé le rapporteur de la mission Gérard Dériot (UMP) en présentant ses conclusions. Pourtant, selon lui, plus d'un salarié sur cinq se plaint d'une charge de travail excessive, et près d'un sur trois se déclare victime d'agressions verbales ou estime devoir accomplir dans son travail des actes qu'il réprouve.
Trente-six auditions ou tables rondes, des visites au Technocentre Renault Guyancourt et au centre d'appels de France Télécom... Pendant six mois, un groupe de sénateurs a planché sur la souffrance des salariés. Au bout du compte, un diagnostic: «le mal-être au travail est répandu et en progression». Tour d'horizon des propositions sénatoriales.
Modifier le code du travail
La mission propose d'inclure dans le code une disposition indiquant que les méthodes de travail «ne doivent pas mettre en danger la sécurité des travailleurs, ni porter atteinte à leurs droits et à leur dignité». De même, le rapport préconise que l'employeur, qui doit déjà évaluer les risques pour la santé et la sécurité de ses employés, prenne aussi en compte «la charge psychosociale du poste de travail».
Faire bouger les méthodes de management
Les sénateurs proposent de sensibiliser les futurs managers, au cours de leur formation, à la santé et la sécurité au travail. Au quotidien, le rapport préconise un retour aux «fondamentaux du management» en redonnant leur place aux «comportements individuels» en lieu et place des «procédures pré-établies», tout en renforçant les «collectifs de travail» (évaluation collective des personnels, espaces de concertations avec les salariés). Plus concrètement, toucher les managers au portefeuille, en proposant aux entreprises de faire dépendre une partie de leurs primes des indicateurs sociaux et de santé de leurs collaborateurs.
Améliorer les dispositifs de prévention existants
Le rapport propose de communiquer, notamment auprès des petites entreprises, sur les organismes susceptibles de les aider, comme l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact). La mission espère voir revalorisée la médecine du travail à l'occasion de la réforme en cours sur le sujet. Dans le même temps, les sénateurs souhaitent que les CHSCT soient renforcés par une élection directe de ses membres, qui pourraient bénéficier de plages horaires étendues pour jouer leur rôle.
Accompagner les salariés en souffrance
Les auteurs du rapport proposent de développer des «dispositifs d'écoute» permettant aux salariés de s'exprimer voire de bénéficier d'un «soutien psychologique». Ils estiment par ailleurs nécessaires de mieux former aux problèmes de santé au travail les médecins traitants, vers lesquels les salariés se tourneraient plus volontiers. Et pour soutenir les victimes, les sénateurs souhaitent «étudier la possibilité d'inscrire le stress post-traumatique dans les tableaux de maladies professionnelles» et d'en assouplir les critères de reconnaissance.
Le groupe Foxconn Technology annonce réagir à la série de suicides (une dizaine estimés) qui a récemment frappé ses usines de Shenzhen, dans le sud de la Chine.
Il annonce ce lundi une hausse de 70% des salaires des employés dans ces usines à partir du mois d'octobre.
Cette entreprise qui fournit des composants électroniques pour Apple, Dell ou Hewlett-Packard (HP) va porter les salaires mensuels des ouvriers chinois de 1.200 yuans à 2.000 yuans (240 euros).
Cette décision s'accompagne d'un mea culpa de la direction. "Nous reconnaissons notre responsabilité en notre qualité de leader dans la fabrication de composants électroniques et nous prenons cette responsabilité très au sérieux", a déclaré le président et fondateur du groupe, Terry Gou.
| Peu d'entreprises européennes agissent contre le stress au travail 8 juin 2010 - 13:06 par Jean Krakowiecki | ![]() |
L'enquête a été réalisée auprès de 28.649 managers et 7.226 représentants des salariés, dans des entreprises privées et publiques d'au moins 10 salariés de tout secteur (sauf agriculture, forêt, pêche, organisations extraterritoriales).
Cette enquête a été menée par l'Union européenne sur les "risques nouveaux et émergents", menée au printemps et à l'été 2009 auprès de 31 pays (les 27 de l'Union européenne, ainsi que la Croatie, la Turquie, la Norvège et la Suisse).
Quatre dirigeants européens sur cinq (79%) expriment leur préoccupation en matière de stress au travail, mais seulement 26% des entreprises ont mis en place des procédures pour lutter contre ce risque.
La prise en compte des risques psychosociaux augmente mais 42% des dirigeants européens considèrent qu'il est plus difficile de s'attaquer à ces sujets, comparés aux autres problèmes de santé et sécurité au travail. Et les pays du sud de l'Europe (excepté l'Espagne) montrent une moins bonne prise de conscience.
le pdf de l'Agence Européenne pour la Sécurité et Santé au travail
Le stress au travail est aussi une réalité pour les entrepreneurs
Près de 2 entrepreneurs sur 3 (63%) déclarent qu’il leur arrive souvent de se sentir stressés dans le cadre de leur travail. Cette proportion est tout à fait comparable à celle déclarée par les salariés de grandes entreprises (62% selon l’Observatoire International des Salariés 2009 de TNS Sofres). Les dirigeants de TPE sont un peu plus nombreux que ceux des PME à se sentir « très souvent » stressés, et plus nombreux également (68%) à se déclarer souvent fatigués (pour 54% des dirigeants de PME).
Cette situation de stress, dont les 2/3 des entrepreneurs disent qu’elle a été aggravée par la crise, se traduit pour une majorité de dirigeants par des phénomènes d’angoisse (58%), des problèmes de santé (56%) ou d’insomnies (50%). Là encore les patrons de TPE de moins de 20 salariés semblent davantage exposés que les dirigeants de PME.
Ce sont également des problèmes qui touchent davantage les femmes que les hommes, alors que l’âge n’est pas un facteur décisif.
Carnet de commande, gestion du personnel et trésorerie sont les principales sources de stress
Cité par 64% des dirigeants de PME-TPE, l’évolution du carnet de commande apparaît comme le principal facteur de stress des entrepreneurs, quelle que soit la taille de l’entreprise. La hiérarchie des sources de stress varie ensuite : au sein des PME, la gestion du personnel est une source de stress aussi importante que l’état du carnet de commande. Les TPE sont moins concernées, cependant cette difficulté est citée par 45% de celles qui comptent au moins un salarié. Les TPE se distinguent des PME par le stress dû à la situation de leur trésorerie, citée par 59% (47% des dirigeants de PME). Plus de la moitié des patrons de TPE (54%) déclarent ainsi avoir eu peur, au cours des douze derniers mois, de ne pas pouvoir faire face à leurs obligations financières.
La charge de travail est un facteur de stress équitablement partagé entre TPE et PME
La moitié la mentionnent comme une source de stress. Mais les dirigeants de TPE se sentent plus souvent « dépassés par tout ce qu’ils ont à faire » que ceux des PME (47%, pour 41% dans les PME). Pourtant, les temps de travail déclarés des dirigeants de PME (dont les 2/3 disent travailler plus de 50 heures par semaine, 1/3 excédant même 60 heures) sont légèrement supérieurs : 53 heures en moyenne, contre 51 heures dans les TPE.
A cet égard, les réponses des femmes méritent d’être notées : elles déclarent travailler moins d’heures que les hommes, et sont nettement plus souvent confrontées à l’impression de se sentir dépassées, preuve que les difficultés de conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle touchent aussi les dirigeantes d’entreprises.
Au cours de l’année écoulée, le stress de nombreux patrons s’est traduit par des inquiétudes sur la survie même de l’entreprise. 1/4 des dirigeants de PME et 1/3 des dirigeants de TPE déclarent avoir redouté la disparition de leur entreprise.
Un stress post-traumatique induirait des modifications de l'expression des gènes impliqués dans le système immunitaire de l'organisme.
Les moments pénibles font partie de la vie et chacun doit affronter des périodes difficiles tels le deuil d'un proche, des conflits personnels ou professionnels, ou encore une agression. Parfois, l'expérience est si inattendue et si traumatisante que la personne qui l'a subie en ressent encore les conséquences longtemps après : c'est le « trouble du stress post-traumatique ». La victime peut revivre la situation à l'origine du stress, faire des cauchemars, se replier sur elle-même, fuir ses proches ou souffrir de troubles du sommeil et de la concentration. On diagnostique le trouble chez une personne si elle souffre des symptômes décrits ci-dessus pendant au moins un mois. Le stress post-traumatique peut engendrer d'autres troubles psychiatriques (dépression, alcoolisme), et la personne stressée est souvent sujette à diverses maladies. Monica Uddin, de l'Université du Michigan à Ann Arbor, et ses collègues éclairent ce dernier point : ils ont montré que le stress post-traumatique modifie l'expression des gènes impliqués dans le système immunitaire de l'organisme.
Les biologistes américains ont analysé des échantillons de sang de 100 personnes, dont 23 souffraient de stress post-traumatique tandis que 77 n'avaient aucun problème psychiatrique. Grâce à des puces à ADN, ils ont étudié la méthylation (l'ajout d'un groupe méthyle, c'est-à-dire CH3) de plus de 14 000 gènes de ces individus. La méthylation reflète souvent des variations dans l'environnement de l'organisme et modifie l'expression des gènes où elle a lieu – c'est une modification épigénétique.
Les chercheurs ont constaté que les personnes souffrant de stress post-traumatique ont moins de gènes méthylés que les personnes saines et que les gènes non méthylés sont des gènes qui interviennent dans le système immunitaire. Cela suggère que les défenses de l'organisme des personnes stressées sont moins stimulées (quand un gène n'est pas méthylé, il ne s'exprimerait pas).
En outre, les biologistes ont quantifié dans le sang des sujets les anticorps contre le cytomégalovirus, un herpès virus présent chez la plupart des personnes et qui est actif quand le système immunitaire est affaibli (c'est-à-dire quand l'individu a peu d'anticorps contre ce virus). Les personnes atteintes de stress post-traumatique ont moins d'anticorps contre ce virus que les autres. Ainsi, un stress traumatisant pourrait affaiblir les défenses immunitaires en modifiant l'expression des gènes en jeu dans ce système.
Bénédicte Salthun-Lassalle
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-malade-du-stress-25164.php
| Offre d'emploi : "on demande une forte résistance au stress" 26 mai 2010 - 13:15 par Jean Krakowiecki | ![]() |
De plus en plus de fiches de poste demandent une "forte résistance au stress" ... mais cela veut dire dans ce cas que les autres sont des "faibles" ?
Et si justement, le problème du stress, c'est qu'il s'attaque à tout le monde ...
Pour terminer, que penser de ces évaluations où l'item "bonne gestion du stress" stigmatise le salarié et exempte de responsabilité l'employeur ?
Toute ressemblance avec des faits réels seraient fortuits .... 
Hadopi ch. responsable info bac+2 avec forte résistance au stress
Alors qu’Hadopi.fr n’est toujours pas en ligne, la haute autorité cherche activement son responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI). Dans une annonce publiée ce 25 mai sur la Bourse interministérielle de l’emploi public, engagée par CDD de 3 ans (renouvelable 1 fois puis transformable en CDI) il aura fort à faire : il prendra en effet sous le bras « la définition, évolution et mise en œuvre de la politique de sécurité informatique de la Haute Autorité ».
Dans le détail, ce niveau Bac +2 minimum (ou 3 ans d’expérience pro) sera chargé de « la sécurité de tous les composants des systèmes d’information et des télécommunications » de l’écosystème Hadopi.
Dans le profil du candidat, seront appréciés, une « forte curiosité et goût pour l’innovation technologique liée à la Haute autorité », mais aussi une « réactivité », du « pragmatisme » et une « forte résistance au stress ».
| Jean-Denis Combrexelle: "Contre le stress au travail, la négociation collective" 10 mai 2010 - 10:58 par Jean Krakowiecki | ![]() |
Jean-Denis Combrexelle, Directeur général du travail, prépare, anime et coordonne la politique du travail au sein du ministère du travail et des relations sociales.
Pour lutter contre le stress et la souffrance au travail, suffit-il selon vous de prendre quelques mesures internes aux entreprises ou faut-il plutôt repenser le management global ?
Je me méfie des grandes réformes en matière de management. Quand on parle de risques psychosociaux ou de TMS, je trouve qu’il serait assez démobilisateur de se lancer dans des transformations profondes du travail. Parfois, des microdécisions bien adaptées, très pratiques et très simples, prises par les chefs d’entreprise, suffisent pour améliorer sensiblement les conditions de travail. Ne considérons pas que la réponse, en France, en matière de TMS et de risques psychosociaux, passe par une révolution totale de l’organisation de l’entreprise. Pas besoin de grandes révolutions. La réponse est dans la négociation collective. C’est tout le sens des réformes actuelles.
L'Activité sexuelle des Américains âgés de plus de 50 ans est en nette diminution en raison du stress provoqué par la crise économique, révèle une étude.
L'enquête menée pour le compte de l'AARP, une association spécialisée dans cette catégorie d'âge, montre que le pourcentage d'Américains dans la tranche d'âge 45-60 ans ayant une relation sexuelle au moins une fois par semaine a diminué de dix points entre 2004 et 2009.
En 2004, 49% des Américains et 43% des Américaines disaient entrer dans cette catégorie. Ils étaient respectivement 41% et 32% l'an dernier.
Selon l'AARP, la baisse de la libido est également sensible dans les autres catégories d'âge.
"Les difficultés financières ont tendance à s'immiscer dans chaque aspect de la vie du couple. Il est difficile pour certaines personnes de se sentir sexy et ouvertes aux autres quand elles ont peur de perdre leur maison ou quand elles ont déjà perdu leur emploi", explique le Dr Pepper Schwartz, une sexologue de l'Université de Washington à Seattle.
Une nouvelle étude américaine, dévoilée cette semaine par le Chief Marketing Officer Council (CMOC), vient définir une pathologie d'un nouveau genre : le syndrome du stress informatique. Il concernerait près de deux-tiers des utilisateurs, qui se disent "anxieux" à cause de leur ordinateur.
Selon cette étude, qui a été menée auprès d'un millier de Nord-Américains, 64% des personnes interrogées déclarent être devenues anxieuses suite à un problème d'ordinateur : pannes à répétition, redémarrage, ralentissement, etc.
Ces problèmes d'informatique ont, dans 42% des cas, accru le niveau de stress des utilisateurs. 39% déclarent avoir perdu un temps précieux, 21% ont perdu des données privées ou professionnelles importantes, et 7% disent même avoir vécu un traumatisme émotionnel.
La très grande majorité (94%) des répondants avoue cependant être dépendante de l'ordinateur au quotidien. 62% ont même une haute, voire une très haute dépendance à l'outil informatique. Mais les trois-quarts (74%) déclarent avoir rencontré un temps d'arrêt de leur ordinateur durant l'année précédant l'enquête. Dans 35% des cas, la durée d'immobilisation de la machine n'a pas excédé une journée, mais pour 34% des utilisateurs, l'avarie a duré entre 1 et 10 jours.
Parmi les problèmes informatiques les plus fréquemment rencontrés figurent le ralentissement de l'ordinateur (51%), la lenteur au démarrage (36%), les virus (16%), l'accès à Internet indisponible (15%) ou l'échec à une connexion sans fil (14%).
51 % des dirigeants de PME français interrogés déclarent se sentir plus stressés en 2010 que l’an dernier.
Ils se situent dans le peloton moyen, aux côtés de la Pologne (51 %), de la Belgique et des Etats-Unis (50 %).
C’est ce qui ressort d’une étude de Grant Thornton, groupe leader d’audit et de conseil en France et dans le monde, menée par Experian Business Strategies Ltd.
Un stress notamment lié au contexte économique et social
Les dirigeants ont également été interrogés sur les raisons principales de leur stress. Sans surprise, la raison la plus mentionnée a été le climat économique dégradé (38 % au niveau international, 53 % pour la France), puis une pression sur leur cash flow (26 % contre 25 % pour la France), et une concurrence de plus en plus forte (21 % contre 33 % pour les répondants français). Enfin, une charge de travail accrue (19 % contre 46 % pour la France) a également été un facteur d’augmentation du niveau d’anxiété des dirigeants.
Enfin, les résultats de l’étude font apparaître un lien entre les niveaux de stress et le nombre de jours de congés pris par les dirigeants dans l’année. Il s’avère que les dirigeants qui se sentent les plus stressés sont ceux qui prennent le moins de jours de vacances dans l’année : le Vietnam, le Mexique, la Chine en sont les "meilleurs" exemples. De l’autre côté de la matrice, on y constate la présence des pays scandinaves (Suède, Danemark, Finlande) et des Pays-Bas.
En moyenne, les dirigeants ont pris 14 jours de congés ces douze derniers mois, contre 20 jours pour les chefs d’entreprises européens, 12 pour les dirigeants américains et 11 pour les asiatiques. La France se situe dans la moyenne européenne avec 21 jours.
http://www.grant-thornton.fr/spress-78-20100419_STRESS_IBR_GT.pdf
Un blog permet désormais de suivre l'avancement des travaux de la mission d'information du Sénat sur le mal-être au travail. Le site est également ouvert aux témoignages ou suggestions des internautes.
Les mêmes mécanismes du cerveau sont à l'oeuvre dans la consommation compulsive de nourriture hautement calorique et dans la dépendance aux drogues, ont montré des chercheurs lors d'expériences sur des rats.
Les travaux de Paul Johnson et Paul Kenny (Scripps Research Institute, Jupiter, Floride) démontrent, chez le rat, que le développement de l'obésité coïncide avec une détérioration progressive de l'équilibre chimique du cerveau dans le circuit de récompense (aussi appelé centre du plaisir), impliqué dans les addictions.
L'étude «présente la preuve la plus précise et rigoureuse que l'addiction aux drogues et l'obésité sont fondées sur les mêmes mécanismes neurobiologiques sous-jacents», a déclaré Paul Kenny.
Les chercheurs ont par ailleurs montré chez les rats obèses une réduction du taux de récepteurs à dopamine, une substance chimique libérée dans le cerveau par des expériences agréables comme la nourriture ou le sexe, ou les drogues.
Le même phénomène est observé chez l'homme en cas de dépendance à une drogue.
"Nous allons demander à ce que les éléments du rapport Technologia soient intégrés aux négociations en cours, mais il faut aller beaucoup plus loin et notamment s'interroger sur les moyens humains.
C'est la question-clef : on a besoin de créer des emplois", estime Christian Mathorel, de la CGT.
Les négociations doivent désormais se poursuivre autour de l'organisation, les conditions de travail et la représentation des salariés. Mais les syndicats redoutent qu'elles s'enlisent. "Le rapport Technologia bien sûr va dans le bon sens, mais ce n'est qu'un document de travail, encore très incomplet", affirme François Terseur, délégué CFDT. "Le diagnostic est juste, mais les préconisations manquent d'objectifs chiffrés", juge aussi Patrick Ackermann, du syndicat Sud. Ce document représente "le pari de la nouvelle équipe dirigeante", souligne Nabyl Beldjoudi.
Car ce que tous attendent, c'est un changement de cap, un changement de fond dans la manière dont l'entreprise est dirigée. Le tout nouveau pdg Stéphane Richard, qui doit présenter son projet aux salariés en juin prochain, aura donc fort à faire pour apaiser les inquiétudes.
Heureux au travail, les cadres ont toujours un moral économique en berne. En février, son indice a encore reculé (- 1 point).
Si de plus en plus de cadres pensent que le chômage restera stationnaire au cours des prochains mois (+ 5 points, à 16 %), ils sont encore 72 % à estimer qu'il devrait augmenter.
Guère optimistes quant à l'évolution de leur situation financière personnelle, les cadres se trouvent confrontés à un recul de la motivation de leurs collaborateurs. En effet, ils ne sont plus que 53 % (- 6 points) à considérer que ces derniers sont " motivés ".
Un rapport remis mercredi à François Fillon souligne la responsabilité des dirigeants d’entreprise face au stress des salariés et préconise de modifier à la marge leur mode de rémunération en intégrant la prise en compte de la santé de ces derniers.
Le vice-président du Conseil économique, social et environnemental Christian Larose, a jugé « consternant » l’accueil que leur ont réservé les organisations patronales. Au sein de celles-ci « on ne veut pas bouger sur ces sujets, et on trouve toutes les raisons du monde pour dire que la question de la santé au travail n’est qu’une mode », a-t-il déploré.
Darcos n'a pas tenu plus de 24 heures sa ligne du «name and shame» : mettre sur la place publique le noms des entreprises mauvaises élèves pour les forcer à changer. Hier encore, le ministre expliquait vouloir jouer «sur l'image de l'entreprise plutôt que d'imposer des sanctions financières».
Méthode que, le soir même sur France 3, un responsable du Medef qualifiait de «plus que contestable». Selon une «source proche» citée par l'AFP, certaines sociétés ont préparé des actions en justice pour le préjudice subi de se retrouver en liste rouge.
Les entreprises qui n’ont rien fait pendant les trois mois impartis se voient décerner un feu rouge. Les autres, qui ont souvent participé aux 22 séminaires régionaux (5 500 personnes y sont allées), sont réparties entre feu vert et feu orange. Les catégories ont été définies par la Direction Générale du Travail.
Extraits de la liste des 1 500 entreprises de plus de 1 000 salariés : 6 «feu vert», 7 «feu orange» et 5 «feu rouge».
FEU VERT
PSA
Thales
GDF Suez
Rhodia
Yoplait
Sodexo
FEU ORANGE
France Télécom
Décathlon
Sony France
Mars Chocolat
Maaf
MMA
SFR
FEU ROUGE
GSK
Picard Surgelés
Labeyrie
Maximo
Alyzia
D'après Paris-Match, 1er informé sur ce coup !
On ne parle pas des hôpitaux, La Poste, ...
| Enquête inquiétante sur le stress des trajets domicile-travail 11 février 2010 - 13:53 par Jean Krakowiecki | ![]() |
Retards, grèves, multiplication des correspondances, inconfort, ... Pour des millions de salariés en région parisienne, le trajet domicile - travail est devenu l'un des premiers facteurs de stress au travail.
14% des 8 millions de voyageurs franciliens vivent leur temps de trajet comme une contrainte. Et selon l'étude, la tendance va s'accroitre. En effet, les déplacements domicile-travail tendent à s'allonger, tout comme la durée. Selon Le Parisien qui évoquait dès ce lundi matin cette enquête, le nombre de voyageurs franciliens a progressé de 25% entre 1999 et 2008, alors que le nombre de trains n'a augmenté que de 7%. Le temps moyen de transport pour un salarié francilien serait de 1h30 et peut grimper jusqu'à 4 heures.
«Au niveau des transports en commun, chaque nuit à La Défense, il y a un nouveau chantier, une nouvelle tour. La volumétrie n’est pas compensée par la même volumétrie en transports en commun. On ne peut pas toujours monter dans les transports, on se demande parfois si c’est "La Défense" ou "Auschwitz". On fait des centres d’affaires mais on n’y met pas les moyens.
| Risques psychosociaux au travail : une problématique européenne 11 février 2010 - 12:00 par Jean Krakowiecki | ![]() |
EUROGIP a élaboré une note thématique sur le thème des risques psychosociaux au travail dans le cadre des travaux du Comité d'orientation sur les conditions de travail. Le document dresse un panorama - non exhaustif - des politiques et actions de prévention au niveau communautaire et des États membres de l'Union européenne.
| Risque de dépression plus élevé chez les adolescents qui manquent de sommeil 5 janvier 2010 - 13:19 par Jean Krakowiecki | ![]() |
Le risque de dépression et de pensées suicidaires est augmenté chez les adolescents qui manquent de sommeil, selon une étude américaine publiée dans la revue Sleep.
James Gangwisch de l'Université de Columbia et ses collègues ont analysé les données concernant 15659 élèves américains de collèges et de lycées âgés de 12 à 18 ans entre 1994 et 1996. 7% étaient dépressifs et 13% rapportaient avoir pensé à se suicider au cours des douze derniers mois. Le risque était plus important chez les filles et les plus âgés.
Ceux qui se couchaient après minuit avaient un risque de dépression plus élevé de 24% et de pensées suicidaires plus élevé de 20% comparativement à ceux qui se couchaient à 22 heures ou plus tôt. Ceux qui dormaient 5 heures ou moins avaient un risque de dépression plus élevé de 71% et de pensées suicidaires de 48% comparativement à ceux qui dormaient 8 heures.
Seulement 54% des parents rapportaient que les adolescents étaient au lit à 10 heures et 25% leur permettaient de veiller plus tard que minuit.
Un sommeil suffisant contribue à préserver l'équilibre psychologique, disent les chercheurs. Le manque de sommeil affecte les réponses du cerveau aux stimuli négatifs et la capacité de gérer le stress. Il affecte également le jugement, la concentration et le contrôle des impulsions.
Un sommeil adéquat peut être une bonne mesure préventive contre la dépression et un bon traitement, considère Gangwisch. Ses recherches précédentes ont également montré un lien entre un sommeil inadéquat et l'obésité, le diabète de type 2 et l'hypertension.
L'Académie américaine de médecine du sommeil recommande 9 heures de sommeil quotidiennement pour les adolescents.
L'institut de Recherche sur le Stress et son équipe, vous souhaitent une excellente année 2010 pour vous et ceux que vous aimez...
Une excellente année avec juste ce qu'il faut de stress, ce stress nécessaire à une vie fructueuse.... mais pas trop non plus et pas en trop grande quantité... 
Que vos rêves les plus fous se réalisent !
Que chaque minute passée dans cette vie puisse être mise à profit pour donner aux autres, essentiellement de l'Amour, de la Reconnaissance ...
Bonne Année à vous !

| La solitude pourrait favoriser l'apparition de certaines tumeurs 15 décembre 2009 - 12:39 par Jean Krakowiecki | ![]() |
La solitude pourrait favoriser l'apparition de certaines tumeurs, particulièrement mortelles, selon des chercheurs des universités américaines de Yale et de Chicago. Ces derniers ont observé l'augmentation des tumeurs sur des rats femelles solitaires.
Les chercheurs expliquent ces résultats en invoquant le stress, qui est ravivé par l'absence d'appartenance à un groupe social. Ce stress entraînerait notamment la désactivation des gènes chargés de supprimer les cancers.L'équipe de chercheurs avait démontré précédemment que des rats anxieux et peureux avaient plus de risques que les autres de contracter des tumeurs mortelles.
Cette nouvelle étude indique que l'isolation sociale et la négligence peuvent déclencher la peur et l'anxiété responsables de cancers.
Les chercheurs ont suivi le développement de tumeurs chez des rats isolés ou en lien avec des groupes sociaux. Ces deux types de rats ont développé des tumeurs, mais les rats isolés en ont développé 84 fois plus que ceux intégrés à des groupes sociaux.
Ces tumeurs étaient davantage malignes que celles observées chez les rats vivant en groupe.
Le cancer du sein peut compter sur des alliés dans la solitude et le stress. Des expériences menées par des chercheurs américains ont permis d'établir que l'isolement social et le stress vécu par des rats isolés rendent ce cancer à la fois plus probable et plus agressif.
Les auteurs de ces travaux menés aux universités de Chicago et Yale pensent que leurs données peuvent être transposées aux humains.
La solitude et le stress se traduiraient par une augmentation de 3,3 fois du risque de développer un cancer chez les rats qui présentaient des tumeurs mammaires. Ces tumeurs étaient également plus malignes que chez ceux qui vivaient en groupe.
Les bêtes isolées présentaient aussi des niveaux plus élevés d'une hormone du stress appelé corticostérone et prenaient plus de temps que les autres à se remettre d'une situation stressante.
La chercheuse Gretchen Hermes, de l'Université Yale, estime que ces résultats invitent à approfondir davantage la relation entre l'environnement, les émotions et les maladies.
D'autres experts affirment toutefois que d'autres études sont nécessaires afin de confirmer cette hypothèse.
M. Ed Yong, de l'association britannique Cancer Research UK, rappelle que cette étude a été menée sur des rats, et que rien à ce jour ne permet d'établir un lien direct entre le stress et le cancer du sein chez l'humain.
Selon lui, il est possible qu'une situation stressante influe indirectement sur le risque du cancer en rendant les personnes plus susceptibles d'avoir des comportements à risque comme fumer, trop manger ou trop boire.
D'autres recherches ont déjà montré que les personnes atteintes du cancer qui sont dépressives ont moins de chance de survie que les autres.
Le détail de ces travaux est publié dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
Le 9 octobre 2009, le Ministre du Travail a annoncé un plan d’urgence pour la prévention du stress au travail. Ce plan vise à inciter les entreprises de plus de 1000 salariés à ouvrir des négociations sur le stress au travail, avant le 1er février 2010.
Prévention du stress et gestion des situations de souffrance au travail
Il vise, dès lors, à ce que la transposition de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 2 juillet 2008 sur le stress, étendu par arrêté du 23 avril 2009 se fasse au niveau le plus directement opérationnel, à savoir l’entreprise.
Il appartient donc aux entreprises, qui ne l’ont pas encore fait, de se lancer dans une action de prévention du stress et de gestion des situations de souffrance au travail.
Elaborer un accord sur le stress au travail nécessite au préalable une analyse des situations existant au sein de l’entreprise. Les entreprises peuvent avoir recours à un comité de pilotage ou à un groupe de réflexion composé de membres de la direction, de représentants de la direction des ressources humaines, du médecin du travail, de représentants du personnel et notamment du CHSCT, de managers et de membres du personnel.
L’accord d’entreprise sera à adapter en fonction de la situation propre de chaque entreprise.
Cet accord pourra suivre le schéma suivant :
- Préambule : Il est important de rappeler les raisons et les objectifs de l’engagement au sein de l’entreprise d’une telle démarche de prévention du stress et des risques psychosociaux et le rôle des différents acteurs.
- Définition du stress : l’accord doit donner une définition du stress qui pourra être celle de l’ANI du 2 juillet 2008 qui définit le stress comme survenant d’un « déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».
- Identification des situations et des sources de stress au travail : l’accord pourra fournir une grille de lecture permettant d’établir un diagnostic à la fois individuel et collectif.
- Définition des mesures de prévention : après avoir identifié les sources potentielles de stress, la démarche de prévention consistera notamment à anticiper ces situations par des mesures concrètes.
- Suivi de l’accord : l’accord devra prévoir les modalités d’évaluation et de suivi de son application. Il pourra créer un comité de suivi dont le rôle sera de veiller, à l’occasion de rencontres régulières, par exemple lors des réunions du CHSCT, à la bonne application de l’accord.
A défaut d’accord, le Ministre souhaiterait que les entreprises aient au moins réalisé un diagnostic et un plan d’action à cette date.
Toutefois, aucune sanction financière n’est prévue.
Pour le Ministre du Travail, la sanction sera la « transparence », à savoir qu’un bilan des négociations devrait être effectué en février 2010 et la liste des entreprises où ces négociations n’ont pas abouti serait publiée sur un site internet.
En outre, dans les PME et TPE, il a annoncé qu’une politique d’information sur les risques psychosociaux, les outils de diagnostic et les indicateurs d’action devra être engagée avec l’appui de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT), de l’Institut National de Recherche et de Sécurité des accidents de travail et des maladies professionnelles (INRS) et des services de santé au travail.
Un article sur une étude parue en Juillet 2009, mais qui n'a pas eu, à mon avis, l'audience qu'elle aurait du avoir ...
Stressé ? Pris dans la routine ? Ce n'est peut-être pas par hasard si vous avez ces deux impressions en même temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les...). Une nouvelle étude effectuée chez le rat suggère qu'un stress chronique influe sur les connexions nerveuses du cerveau de sorte que les animaux prennent des décisions plus par la force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou...) de l'habitude qu'au cas par cas.
La capacité à choisir agir en vue d'un résultat particulier est essentielle dans notre vie de tous les jours mais demande une certaine quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre...) d'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la...) mentale que les animaux stressés ne sont plus à même de fournir. Eduardo Dias-Ferreira, e l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) de Minho à Braga au Portugal, et ses collègues ont recherché les effets du stress chronique sur deux aires du cerveau connues pour être impliquées dans un comportement motivé par un but, le cortex prélimbique et le striatum dorso-median, ainsi que sur une troisième région, le striatum dorso-latéral, intervenant dans la formation des habitudes.
Les rats qui avaient été exposés à des conditions stressantes répétées, contrairement aux rats contrôle, ne s'arrêtaient pas d'appuyer sur le même levier même lorsque cela ne donnait plus accès à la meilleure récompense. L'analyse du cerveau des rats a permis aux auteurs de trouver que chez les animaux stressés seulement le cortex prélimbique et le striatum dorso-médian s'étaient atrophiés tandis que le striatum dorso-latéral s'était agrandi.
« Chronic Stress Causes Frontostriatal Reorganization and Affects Decision-Making » par E. Dias-Ferreira, J.C. Sousa, I. Melo, P. Morgado, A.R. Mesquita, J.J. Cerqueira, N. Sousa de l'Université de Minho à Braga, Portugal ; E. Dias-Ferreira, R.M. Costa du National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, National Institutes of Health à Bethesda, MD ; E. Dias-Ferreira de l'Université de Coimbra à Coimbra, Portugal ; R.M. Costa du Champalimaud Neuroscience Programme de l'Institut Gulbenkian des Sciences à Oeiras, Portugal.
L’étude révèle en tout premier lieu une remise en cause massive du système actuel par les salariés français :
- Les ¾ estiment que la crise a prouvé qu’il apportait plus de problème que de solution
- La même proportion estime que les intérêts des entreprises (ou de leurs dirigeants) et des salariés ne vont pas dans le même sens
- La quasi-totalité se dit choquée par au moins une des caractéristiques du système
- Les termes de profit, de mondialisation, de capitalisme sont massivement associés à des évocations négatives
- L’effet « le système va mal mais dans mon entreprise / administration ça se passe beaucoup mieux » semble moins fort que par le passé
Dans ce contexte de rupture du lien entre employeurs et salariés, il n’est pas surprenant d’observer :
- Une ouverture importante aux modes de revendication forts voire durs qui va jusqu’à la compréhension à l’égard de l’emploi de la force par les salariés, partagée par 2/3 des salariés (et même 43% des cadres !).
- Une crise de confiance à l’égard tant de son employeur que de ses dirigeants
Ces résultats sont nettement plus critiques que ce que nous avions pu mesurer cet été dans une grande enquête « avant / après » la crise (étude qui mettait néanmoins en évidence un mal-être diffus et une certaine perte de sens). La médiatisation actuelle de la souffrance au travail, suite aux suicides chez Orange, aurait-elle conduit à « cristalliser » ce mal-être, libérant ainsi la critique ?
Au sein du monde du travail, ce mal-être se traduit surtout par des sentiments de :
- Manque de reconnaissance et de perspectives d’avenir
- Faible responsabilité perçue de son employeur à l’égard de ses salariés
- Dégradation de sa situation professionnelle
- Optimisme très partagé sur son avenir
- En revanche, il est à noter qu’un salarié sur 2 dit s’épanouir dans son travail et près des 2/3 que leur niveau de stress est acceptable
| Réprimer ses émotions au travail accroît le risque cardiaque 30 novembre 2009 - 11:12 par Jean Krakowiecki | ![]() |
Les hommes qui répriment leurs émotions quand ils sont injustement traités au travail ont deux fois plus de risques de subir une attaque cardiaque, selon une étude scientifique publiée en Grande-Bretagne mardi.
Ceux qui expriment leurs émotions spontanément, par exemple en se mettant en colère contre leurs collaborateurs, ont un risque cardiaque moyen, explique l'étude publiée par le Journal d'Epidémiologie et de santé publique, qui met en garde contre le risque encouru par ceux préfèrent tout garder pour eux.
"Le fait de réprimer ses émotions est fortement lié à un risque accru de maladie cardiovasculaire", soulignent les auteurs de l'étude, issus de l'unité de recherche sur le stress de l'Université de Stockholm.
Pour parvenir à ces conclusions, ces scientifiques ont regroupé des hommes selon la façon dont ils réagissaient à des conflits, par exemple en ne disant rien, en fuyant, ou en exprimant leur colère plus tard à la maison.
Les hommes qui fuient parfois ou systématiquement les conflits ont un risque trois fois plus élevé de subir une attaque cardiaque ou de mourir de cette cause, alors que ceux qui évitent les conflits présentent un risque deux fois plus élevé.
En revanche, ceux qui réagissent à un traitement injuste d'une façon directe, par exemple en prenant à partie directement la personne avec qui ils sont en conflit, ou se mettent en colère, n'ont pas de risque de crise cardiaque supérieur à la moyenne.
"Nous percevrons tous comme stressantes des choses différentes et les symptômes du stress peuvent varier", a souligné Judy O'Sullivan, infirmière à la Fondation britannique pour le coeur (BHF) en commentant cette étude.
"Mais l'important est que nous trouvions des façons de s'adapter (aux conflits) d'une façon positive dans notre vie, que ce soit sur le lieu de travail ou à la maison", a relevé l'infirmière spécialisée dans les maladies cardiaques.
L'étude a été réalisée sur un échantillon de 2.700 hommes dont la moyenne d'âge était de 41 ans au début de l'étude. Aucun d'entre eux n'avait eu d'attaque cardiaque quand l'étude a démarré en 1992, mais en 2003 47 d'entre eux avaient subi une attaque ou étaient morts d'une maladie cardiaque.
| Le mal-être des salariés coûte cher : Plus de 370 milliards en 2008 en Europe 23 novembre 2009 - 12:54 par Jean Krakowiecki | ![]() |
Les coûts directs et indirects du mal-être sur l'économie sont évalués entre 3 et 4% du PIB par l'Union européenne, souligne un rapport du Centre d'analyse stratégique remis à la secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du développement de l'économie numérique.
Ce rapport intitulé "La santé mentale, l'affaire de tous", a été commandé au printemps dernier par la secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet.
C'est "une incitation à amener dans le discours public la question du bien-être, la question de l'estime de soi, à faire prendre en compte par les professeurs, à faire prendre en compte par l'encadrement au travail", a expliqué la secrétaire d'Etat à l'AFP.
"Le problème ce n'est pas d'avoir un travail épuisant physiquement, ou stressant intellectuellement, le problème c'est la situation de contrainte dans laquelle vous vivez votre vie professionnelle", a indiqué Mme Kosciusko-Morizet.
Ce rapport est "la suite logique du rapport Stiglitz", a précisé Mme Kosciusko-Morizet. Remis en septembre au président Sarkozy, il préconise l'instauration d'une série d'indicateurs pour mettre davantage l'accent, dans les statistiques économiques, sur la mesure du bien-être que sur celle de la production.
Selon un sondage international BVA publié mardi par Les Echos, près d'un Français sur deux (40%) pense que la situation économique va se dégrader au cours des trois prochains mois.
Ce qui fait de la France l'un des pays les plus pessimistes, en se plaçant au 21e rang sur les 24 pays sondés.
A l'inverse, 12% des Français estiment que la situation économique va s'améliorer et 39% pensent qu'elle ne changera pas. L'enquête révèle aussi que les Français n'ont que moyennement confiance dans la capacité du gouvernement à gérer la crise financière. L'indice de confiance s'établit à 4,4 sur 10.
Selon l'enquête, un Français sur deux (50%) déclare que la situation économique a provoqué chez lui de l'anxiété et pour plus d'un Français sur trois (38%) du stress.
| Stress, dépression...les problèmes de santé mentale coûtent cher à l'économie 18 novembre 2009 - 09:50 par Jean Krakowiecki | ![]() |
Les personnes en mauvaise santé mentale dépriment l'économie.
Les problèmes de stress, de dépression, mais aussi de confiance en soi, coûteraient chaque année 3 à 4% du PIB selon les estimations de l'Union européenne relayées aujourd'hui par le rapport sur la santé mentale remis par le Centre d'analyse stratégique à Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à la Prospective et au développement de l'économie numérique.
Si le suicide et la dépression sont stables voir reculent légèrement, la détresse psychologique (symptômes anxieux non pathologiques) augmente fortement : elle touche désormais un Français sur cinq. Les jeunes, les actifs et les femmes sont les plus exposés.
Et la crise n'arrange rien. Selon le rapport, un tiers des Français estiment que les difficultés économiques affectent leur moral, tandis que la moitié d'entre eux s'inquiètent pour leurs proches.
Etre enceinte peut-être très stressant.
Un stress qui avoir des conséquences pour le fœtus.
Une étude menée parmi les classes moyennes londoniennes sur plusieurs années, montre qu’un quart des femmes enceintes sont anxieuses ou déprimées, et que nombre d’entre elles se disputent avec leur conjoints.
Leur bébés avaient à la naissance un poids inférieur à la moyenne, un développement cognitif plus lent l’âge venant, et démontraient plus de signes de stress que les autres enfants.
Le stress au travail atteint un pic entre 50 et 55 ans et diminue à l'approche de la retraite, estiment des chercheurs britanniques.
Leur étude Ageing, work-related stress and health montre aussi que les effets du stress dans le milieu de travail peuvent perdurer bien après l'arrêt des activités professionnelles.
Cette recherche est l'une des premières réalisées sur le stress au travail, qui porte spécifiquement sur l'âge.
Le stress est l'une des principales raisons de l'absence des employés et un facteur qui influence la capacité et la volonté des personnes plus âgées à continuer à travailler.
La prolongation des années de travail devient de plus en plus nécessaire en raison de l'évolution démographique et du vieillissement de la population.
La protection des travailleurs âgés de demain et d'aujourd'hui portera ses fruits, car ces travailleurs plus âgés formeront la majeure partie de la main-d'oeuvre de demain.
— Amanda Griffiths, Université de Nottingham
La chercheuse Amanda Griffiths et ses collègues de l'Université de Nottingham affirment que les situations stressantes doivent être identifiées et éliminées le plus rapidement possible.
Ils prônent d'offrir aux personnes âgées un plus grand contrôle dans leurs tâches de travail, des heures de bureau moins rigides, et une plus grande reconnaissance de leurs contributions.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2009/10/26/001-stress-travail.shtml
Selon l’étude européenne menée auprès des femmes par Nissan, 48% d’entre-elles appréhendent les embouteillages et 1 femme sur 2 est stressée lorsqu’elle conduit en ville. Etre coincée dans les bouchons est forcément stressant car on a peur d’être en retard et ce moment d’inactivité nous donne le sentiment d’être inutile.
Pour remédier à ce stress, faites comme si vous étiez dans une bulle, isolée de l’agitation alentour. Portez votre attention sur votre position. Redressez vous éventuellement sur votre siège en « ouvrant » vos épaules.
Votre respiration doit être ample : profitez-en pour travailler la conscience de la respiration.
Mettez ou non de la musique selon ce qui vous détend le plus.
Eventuellement, un débat radiophonique intéressant qui éloigne vos pensées sur autre chose, peut aider...
Bon embouteillage !
L'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) a interrogé ses membres sur leur vision du stress en entreprise. L'Expansion présente en avant-première les résultats de cette enquête à travers une interview de Jean-Ange Lallican, le président de la commission stress de l'association.
Pourquoi avoir mené une enquête sur le stress ?
Il s'agit pour nous de mieux communiquer sur la dangerosité de ce phénomène. Nous voulions aussi lutter contre les idées fausses sur le stress. On entend encore trop souvent dire que le stress ne serait pas néfaste, qu'il serait avant tout un problème de fragilité individuelle, ou qu'il ne relèverait pas de la responsabilité de l'entreprise.
Les problèmes posés par le stress sont-ils suffisamment pris en compte dans les entreprises ?
Pas vraiment. Le constat est même préoccupant : 78 % des DRH interrogés disent ne pas disposer d'assez de temps pour mettre en place des actions de prévention. Ils sont à peu près autant à éprouver des difficultés à établir un diagnostic clair sur cette question. Enfin, la moitié d'entre eux se plaignent aussi d'un manque de moyens et de soutien de leur direction générale.
Les DRH ont-ils conscience des difficultés entraînées par le stress ?
La plupart estiment qu'un stress excessif peut démobiliser les équipes et déclencher des maladies. En revanche, et c'est beaucoup plus surprenant, ils rejettent majoritairement l'idée qu'un environnement stressant puisse nourrir des troubles sur le champ privé, ou l'addiction à des drogues ou à des médicaments. On peut se demander s'il n'y a pas là une forme de déni.
Quelles sont les meilleures solutions pour protéger les salariés ?
Parmi les pistes considérées comme les plus pertinentes par nos confrères, on trouve d'abord l'idée de développer une vraie politique de reconnaissance au travail. La plupart disent d'ailleurs déjà agir en ce sens. A cela ils ajoutent aussi la nécessité de mieux anticiper les changements en y associant davantage les salariés, et celle de développer un climat de confiance et d'appartenance plutôt que de compétition et d'individualisation.
Considéré comme "un des plus graves problèmes de notre temps" selon le Bureau International du Travail, le stress est un fléau qui concerne 75 % des français.
CareVox s’est donc intéressé à cette problématique qui nous touche au quotidien. Voici le premier article de notre dossier qui fait le point sur le stress dans notre société.
D’où vient-il, quel est son impact sur la santé, quel coût pour la société?
Le mot stress évoque pour la plupart d’entre nous le stress au travail. En réalité, ce terme revêt une réalité et des problématiques bien plus complexes. Ainsi, le stress existe depuis toujours.
En effet, d’un point de vue biologique, le stress est considéré comme une réaction d’adaptation de l’organisme à toute demande qui lui est faite. Ainsi, la rencontre d’un lion au coin de la rue, provoque une réaction de stress qui nous permettra de courir à toute vitesse pour éviter de se faire mordre ! Dans une optique plus réaliste, le regard de quelqu’un, gagner au loto, une remarque, etc. sont des facteurs qui peuvent tout à fait provoquer le stress. Le stress a entre autre des conséquences physiques, psychologiques et comportementales.
Le stress est donc une réaction biologique, qui nous permet de survivre. Cependant, lorsqu’aujourd’hui nous parlons de stress, nous entendons davantage le stress au niveau professionnel. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Agence Européenne de Sécurité du travail a adopté une définition : « le stress est ressenti lorsqu’un déséquilibre est perçu entre ce qui est exigé de la personne et les ressources dont elle dispose pour répondre à ces exigences. »
Ainsi, le lieu de travail est souvent l’endroit où le stress s’accumule le plus. Le stress professionnel est jugé souvent plus important que le stress non-professionnel ( 6.2 / 10 contre 5/10) (1).
Ainsi, pour 75 % des Français, le travail génère du stress.(2) A ce sujet, il existe d’autres chiffres : selon l’INRS (Institut National de Recherche sur la Sécurité), 28 % d’européens déclarent que leur travail est source de stress. En fait, ce chiffre est certainement sous-estimé car il y a un réflexe de déni et de protection par rapport à la réalité afin de continuer à travailler dans des conditions psychologiques acceptables.
80 % du personnel d’encadrement ressent du stress au travail … mais il est encore difficile d’évoquer le problème auprès de la hiérarchie, puisque 75 % des salariés pensent que se plaindre du stress pourrait nuire fortement à leur carrière…(3)
Et si un stress minimum convient et fait partie de la vie, le stress observé sur le lieu de travail, de par sa répétition, son intensité, va devenir vite nocif ! Car si cette remarquable faculté d’adaptation nous a permis de chasser le mammouth, elle devient contre-productive quand un responsable hiérarchique soumet les salariés à des injonctions paradoxales. Par exemple : charge de travail trop importante pour un délai trop court : quoique je fasse, je suis perdant, voire humilié, mon travail ne sera pas reconnu. Pour éviter cela, je vais tenter de dépasser mes limites.
Les conséquences peuvent être désastreuses : cette adaptation coûte de l’énergie au salarié qui s’épuise, physiquement, mais aussi psychologiquement. Eprouvé dans la durée, le stress devient toxique pour le corps et a des conséquences sur la santé et/ou le comportement de l’individu.
Les ressources chimiques, hormonales, sont de véritables tempêtes pour le corps. La mobilisation de ces ressources va créer des déficits préjudiciables pour la santé : par exemple, le stress va diminuer le taux de magnésium dans le sang (l’adrénaline augmentant la sortie cellulaire du magnésium). Une étude (4) a montré que des souris présentant un déficit en magnésium présentaient des réponses de stress et d’agressivité.
A priori, on pourrait penser que les hommes sont davantage stressés que les femmes. En réalité, les femmes sont globalement plus stressées que les hommes car si on parle beaucoup d’égalité des sexes, les femmes continuent à gérer davantage de contraintes de la vie quotidienne que les hommes. La « deuxième journée de travail » (aller chercher les enfants, faire les courses, etc.) illustre bien la situation. Ce stress personnel a une influence dans le domaine professionnel.
Au travail, les femmes doivent également faire davantage leurs preuves que les hommes pour avoir des postes à responsabilités, et éprouvent souvent un sentiment d’injustice : à travail égal, rémunération inégale.
Contrairement aux idées reçues, les salariés à responsabilités limitées sont plus stressés que les cadres. Une étude récente de la DARES (Ministère de l’emploi) (5) met ainsi en évidence que les profils à risques correspondent aux employés qui ont une forte demande psychologique mais une faible latitude d’action dans leur travail ( c’est qu’on appelle le « Job Strain » - modèle de Karasek ). Les femmes, employés et ouvriers sont ainsi les plus exposés au « Job Strain ».
Qu’il nous atteigne directement, nous rende malade, agressif ; qu’il touche nos « responsables hiérarchiques » (parents, chefs, ...) qui ne manqueront pas de nous le transmettre, qu’il touche l’un de nos proches et l’affecte dans sa vie, le stress a donc une répercussion sur l’ensemble de la société. Ses implications ont une incidence sur la santé mais aussi représentent un coût financier important.
Le stress, considéré de manière générale (pas seulement le stress au travail), augmente les risques de certaines pathologies et dépendances.
Un lien a ainsi été clairement été établi entre le niveau de stress et les troubles anxieux et dépressifs (6). Les hommes et les femmes éprouvant de fortes tensions et contraintes au travail sont respectivement 2,5 fois et 1,6 fois plus susceptibles de faire une dépression que les autres (7).
Aujourd’hui, en France, entre 4 et 5 millions de personnes ont un problème avec l’alcool soit 23 000 décès directs (11 000 cancers, 9 000 cirrhoses, 2 500 par alcoolo-dépendance) et 22 000 morts indirectes (troubles mentaux, maladies cardiovasculaires, accidents...) par an (8). La proportion d’usagers réguliers de cannabis de 17 ans a plus que triplé entre 1993 et 2002.(9) 1 adulte sur 10 consomme régulièrement des médicaments psychoactifs (pendant au-moins 6 mois dans l’année !)(10) Il y a entre 12 000 et 14 000 suicides par an en France...et plus de 160 000 tentatives...
Pas besoin de s’appeler Sherlock Holmes pour s’apercevoir qu’il y a un gros problème en France... Un problème urgent à traiter.
Y a-t-il un point commun à tous ces faits, chiffres et statistiques ? Oui... le stress ! C’est d’ailleurs en étudiant l’alcoologie, qu’il m’est apparu que le stress était à la base de tous les comportements inadaptés et particulièrement, les dépendances (boulimies, drogues légales, ou illégales...). De plus, beaucoup de pathologies liées au stress et ne sont pas prises en compte dans les chiffres cités plus haut (dermatoses, diabète...). Par exemple, beaucoup de maladies dermatologiques sont influencées, déclenchées ou entretenues par le stress. Le docteur Pomey-Rey a écrit plusieurs livres à ce sujet et a jugé important de lier la psychiatrie à la dermatologie pour mieux traiter les dermatoses. [6]
Par cette influence sur la maladie, sa nuisance sur la performance du tissu économique et institutionnel, le stress présente un coût financier énorme pour la société. En 1993 déjà, une étude du Bureau International du Travail annonçait 10 % du PNB ! En 2000, toujours selon le BIT, le stress a été évalué jusqu’à 3 % à 4 % du PIB (en arrêts maladie, médicaments, perte de productivité…), soit pour la France « quelque 60 milliards d’euros », selon Xavier Bertrand.
En partant de ce constat de 3 % du PIB, cela voudrait donc dire qu’un plan de prévention qui connaîtrait 80 % d’échecs suffirait à combler le trou de la Sécurité sociale ! Et cela, juste pour la prévention du stress au travail ...
La prise en charge du stress passe d’abord par la prévention
A l’heure actuelle, le stress est à la source d’une énorme souffrance mentale et psychologique, ainsi que d’une perte importante de productivité pour entreprises... Sans parler du coût exorbitant de la prise en charge de ses effets sur la santé.
Les entreprises qui tendent à mettre en place des politiques de gestion du stress, ont malheureusement tendance à s’attaquer d’abord aux conséquences plutôt qu’aux causes qui sont à l’origine du stress. Si ce soir je rentre chez moi, et que par mégarde, le robinet n’a pas été fermé, je ne vais pas passer la serpillière ou éponger le lavabo : je vais fermer le robinet !
La gestion du stress doit donc passer avant tout par la prévention afin de limiter les facteurs d’apparition. En m’attaquant à la cause plutôt qu’aux conséquences, je dépense moins d’énergie et je gagne en efficacité ! Gageons que nous puissions rattraper tout ce temps perdu !
| Les DRH ont tendance à minimiser les effets du stress sur la vie privée 25 septembre 2008 - 12:13 par Jean Krakowiecki | ![]() |
L'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) a interrogé ses membres sur leur vision du stress en entreprise. L'Expansion présente en avant-première les résultats de cette enquête à travers une interview de Jean-Ange Lallican, le président de la commission stress de l'association.
Pourquoi avoir mené une enquête sur le stress ?
Il s'agit pour nous de mieux communiquer sur la dangerosité de ce phénomène. Nous voulions aussi lutter contre les idées fausses sur le stress. On entend encore trop souvent dire que le stress ne serait pas néfaste, qu'il serait avant tout un problème de fragilité individuelle, ou qu'il ne relèverait pas de la responsabilité de l'entreprise.
Les problèmes posés par le stress sont-ils suffisamment pris en compte dans les entreprises ?
Pas vraiment. Le constat est même préoccupant : 78 % des DRH interrogés disent ne pas disposer d'assez de temps pour mettre en place des actions de prévention. Ils sont à peu près autant à éprouver des difficultés à établir un diagnostic clair sur cette question. Enfin, la moitié d'entre eux se plaignent aussi d'un manque de moyens et de soutien de leur direction générale.
Les DRH ont-ils conscience des difficultés entraînées par le stress ?
La plupart estiment qu'un stress excessif peut démobiliser les équipes et déclencher des maladies. En revanche, et c'est beaucoup plus surprenant, ils rejettent majoritairement l'idée qu'un environnement stressant puisse nourrir des troubles sur le champ privé, ou l'addiction à des drogues ou à des médicaments. On peut se demander s'il n'y a pas là une forme de déni.
Quelles sont les meilleures solutions pour protéger les salariés ?
Parmi les pistes considérées comme les plus pertinentes par nos confrères, on trouve d'abord l'idée de développer une vraie politique de reconnaissance au travail. La plupart disent d'ailleurs déjà agir en ce sens. A cela ils ajoutent aussi la nécessité de mieux anticiper les changements en y associant davantage les salariés, et celle de développer un climat de confiance et d'appartenance plutôt que de compétition et d'individualisation.
| La Commission Nationale sur le Stress de l’ANDRH a son blog ! 1 juillet 2008 - 17:32 par Jean Krakowiecki | ![]() |
La Commission Nationale sur le Stress de l’ANDRH (Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines), présidée par Jean-Ange Lallican, se dote d’un blog à l’occasion du lancement de son questionnaire aux membres de l’ANDRH.
Nous ne pouvons que vous inviter à aller lui rendre visite.

