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Le stress favorise la formation de métastases

Jean Krakowiecki

Jeudi 14 mars

 

Cancer du sein : Les effets bénéfiques d'un entraînement modéré et de techniques de détente sur la qualité et l'espérance de vie des patientes atteintes d'un cancer du sein sont démontrés.

 

 

Des chercheurs bâlois ont découvert comment les hormones de stress favorisent l'apparition de métastases dans le cancer du sein. Dans la revue Nature, ils soulignent l'importance de la gestion du stress chez les patientes.

En progressant, le cancer du sein devient hétérogène: les cellules tumorales se diversifient et sont de plus en plus difficiles à combattre. L'équipe de Mohamed Bentires-Alj, à l'Université et Hôpital universitaire de Bâle, s'est penchée sur le cancer du sein dit «triple négatif», résistant aux thérapies standards et qui laisse peu de possibilités de traitement.

Sur des souris, l'équipe bâloise a constaté que les métastases produisent davantage de récepteurs des glucocorticoïdes (GR) que la tumeur primaire. Or ces récepteurs GR se lient aux hormones de stress comme le cortisol.

Les souris avec métastases présentaient des concentrations plus élevées d'hormones de stress. L'étude montre que ces taux élevés activent les récepteurs GR, ce qui renforce la colonisation et l'hétérogénéité des cellules cancéreuses, réduisant la durée de vie.

Conséquences pratiques

Cette étude aura des conséquences dans la pratique, car elle prouve que certains dérivés synthétiques des hormones de stress utilisés pour atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie peuvent également en diminuer l'efficacité.

Par ailleurs, le blocage des GR pourrait constituer un point de départ prometteur pour le développement de nouvelles thérapies visant à empêcher la formation de métastases, écrit l'alma mater bâloise mercredi dans un communiqué.

Enfin, les auteurs soulignent l'importance de la gestion du stress chez les patientes, spécialement en cas de cancer du sein triple négatif. Les effets bénéfiques d'un entraînement modéré et de techniques de détente sur la qualité et l'espérance de vie sont démontrés, souligne le Pr Bentires-Alj, cité dans le communiqué.

 

Source : La Tribune de Genève

Nature